PROFESSEUR

ACTIVITE PROFESSORALE






"Culture technique"

La gestion pédagogique des ateliers de maquettes et de réalisations qui ont pour objectif premier, par la proximité des outils et des techniques, d’en permettre le choix et l’accessibilité aux étudiants en réponse à leurs projets plastiques et de pouvoir passer rapidement d’une technique à une autre suivant les évolutions de leur démarches.

Mon rôle, par une pédagogie active menée individuellement auprès des étudiants demandeurs, consiste à les conseiller et à les aider, pour leurs projets, à faire les meilleurs choix par un inventaire des matériaux et des techniques, « inventaire des possibles ».

Mener une « pédagogie d’évènements » me parait essentielle, car en effet on retient plus facilement ce que l’on vit intensément, intellectuellement mais aussi avec le cœur et le corps, « emmener les étudiants dans des aventures de projets ».
Apprendre avec les étudiants : leur faire profiter de notre expérience pour leur faire gagner du temps, mais, par le questionnement permanent, les amener au-delà de cette expérience. Nous n’accompagnons pas les étudiants, dans leur formation, pour hier ou aujourd’hui mais pour demain.
·         Permettre aux étudiants d’accéder, par le projet et les relations avec le monde des savoirs techniques (artisans, industriels, organismes de formation), à la culture générale des techniques et des technologies par la curiosité, le questionnement et la connaissance des savoir-faire, des matières, des matériaux, des outils de mise en forme ou de transformation, ceci pour leur donner le maximum de liberté de choix par l’intermédiaire d’inventaires des possibles, et ainsi leur permettre de répondre au plus juste au développement et à l’enrichissement de leurs projets plastiques.

·         Accompagner les étudiants diplômables et les conseiller pour les meilleurs choix possibles et une juste réalisation de leur projet par la fabrication de maquettes et de prototypes permettant de vérifier la validité de la démarche plastique, fonctionnelle et technique.

·         Par leurs projets, les amener à comprendre l’importance de l’influence des choix des matériaux et des techniques sur l’enrichissement de leurs démarches plastiques et ainsi de leurs projets, en effet, même un bon concept plastique ne peut exister sans avoir pris en compte les contraintes qui lui permettent de répondre au mieux aux performances demandées par le cahier des charges. Ces contraintes ne sont en aucun cas un handicap au développement et à l’existence du concept plastique mais, bien au contraire, viennent l’enrichir.

·         Entraîner les étudiants dans l’apprentissage du travail en groupe, avec des partenaires de culture différente (architectes, ingénieurs, artisans, industriels, métiers d’art…)

·         Entraîner les étudiants à savoir communiquer leur projet aux différents partenaires acteurs de la réalisation de celui-ci : par le discours, le croquis, le dessin et le plan technique d’une lecture accessibles et adaptés à tous.

·         Savoir établir les outils essentiels, pour une bonne réalisation des projets, que sont : le descriptif, le quantitatif et l’estimatif.

Pour ce faire de nombreux outils sont nécessaires : 1- ateliers internes à l’école, 2- partenaires dans le cadre d’un réseau de savoirs et de compétences accompagné de projets, de workshops et de conventions diverses, (Lycées techniques, les Grandes Ecoles, Grands Ateliers de l’Isle d’Abeau,  les Entreprises… )



Réseau de savoirs et de compétences :


Les Grands Ateliers de l’Isle d’Abeau
Une thématique : « empreintes, formes et matières »
Analyse plastique des matériaux et des techniques de leur mise en forme
Empreinte n.f.
·          1. marque en creux ou en relief obtenue par pression. L’empreinte d’un cachet. – Empreinte (digitale) : marque laissée par les sillons de la peau  des doigts ; ces sillons.

L’empreinte, diverse, marquée volontairement sur ou dans un matériau, peut elle nous permettre  de la transférer ou de la reproduire, par des multiples outils techniques et divers matériaux de manière à mener une action plastique ? Par quels questionnements pouvons nous agir ou à quels questionnements cela nous amènera ? Quelle sera l’influence des matériaux et des techniques de leur mise en œuvre sur les propositions plastiques ?

·          2. Fig. Marque durable, profonde, distinctive. L’empreinte du génie.
·          3. ETHOL. Fixation irréversible de l’animal  nouveau- né au premier objet qui se présente a lui comme objet d’un besoin instinctuel. (ce phénomène explique la spécificité des objets visés par l’instinct dans les diverses espèces animales).

Quelles traces, les actions proposées laisseront dans la mémoire culturelle, des acteurs du projet et quelles influences elles auront sur leurs démarches à venir ? (culture technique)

forme n.f.
I.
·          1. Manière d’être extérieure, configuration des corps, des objet : aspect particulier. Ÿ En forme de : avec l’aspect de.- Prendre forme : commencer à avoir une apparence reconnaissable.
·          2. Structure expressive, plastique de l’œuvre d’art.

Le choix de la démarche, des matériaux et des techniques de mise en œuvre doivent répondre au mieux et au service de la mise en forme de la démarche plastique, Cela passe par un questionnement permanent des qualités plastiques des matériaux : que nous offrent ils pour faire exister et enrichir cette démarche ?

IlI.
·          1. Mode, modalité selon lesquels quelque chose d’abstrait se présente, peut exister. Il y a plusieurs formes d’intelligence.
·          2. LING. Aspect sous lequel se présente un mot, une construction ; unité linguistique (morphème, syntagme, etc.). Forme interrogative, négative. Les formes du futur.
·          3. Manière dont une idée est présentée. Juger sur la forme. Le fond et la forme.

Quel nom ou titre porte le projet et quelles influences ils auront sur la démarche plastique ? Quels discours et références culturelles accompagnent et influencent le projet ?

matière n.f
I.
·          1. Substance, réalité constitutive des corps, douée de propriétés physiques. Ÿ BIOL. La matière vivante, la matière dont sont faits les êtres vivants.
·          2. PHILOS. Corps, réalité matérielle (par opposition à l’âme, à l’esprit).

Quelle prise en compte de notre corps peut influencer le projet ?  (ergonomie) 

·          3. substance particulière dont est faite une chose et connaissable par ses propriétés. Matière combustible. Matière picturale d’un tableau.

Identité tactile, visuelle, de résistance… des matériaux

·          4. Matière première : matériau d’origine naturelle qui est l’objet d’une transformation artisanale ou industrielle. La laine, le coton sont des matières premières. Ÿ Fig. Ce qui fait l’objet d’une élaboration, d’une transformation d’ordre intellectuel. Ces questionnaires lui ont fourni la matières première de son enquête.
etit Larousse

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« un état d’esprit »

Qui utilise la recherche appliquée et l’expérimentation, la provocation et le questionnement permanent avec le souci de provoquer « l’inter cultures », la rencontre des démarches, des savoirs et des compétences. Cette confrontation doit nous permettre de développer une pensée transversale : nous savons faire comme cela ou ça, peut-on faire autrement ou autre chose ?
Ce questionnement permanent doit nous permettre de comprendre les matériaux dans leur texture interne et externe en imaginer leurs utilisations possibles, leur transformations, leur mise en œuvre, leur mise en « forme » pour en observer leur qualités plastiques qu’ils nous offrent et plus tard, les utiliser pour enrichir des projets de sculpture, d’architecture ou de design  «  leur identité plastique »

La connaissance parfaite du matériau, son histoire, sa composition … doivent nous permettre de le questionner  et de nous orienter vers ce genre de questionnement : « nous savons faire comme cela ou ça, peut on faire autrement ou autre chose ?

« Un enseignement qui refuse d’être académique »  «  répétitif » :

Notre démarche consiste en un « état d’esprit » qui se donne, comme moyen permanent de « provoquer et de questionner ».

Objectifs pédagogiques :

-          inventer une pédagogie active, pluridisciplinaire, basée sur la mise en relation étroite de la théorie et de la pratique, de la pensée et de la matière, par la manipulation et l’expérimentation,

-          Permettre, par le partenariat dans un projet commun, à différentes cultures de comprendre le langage des autres.

-          Permettre à chaque partenaire de connaître, avec sa propre identité professionnelle et culturelle, la place importante qu’il a dans le projet, et à quel moment il doit s’y trouver.

-          Pour les artisans et industriels : l’enrichissement culturel que peuvent leur apporter les plasticiens dans les objets qu’ils ont à produire.

«  Les artistes doivent aussi être considérés comme des industriels car ils sont producteurs, sous beaucoup de rapports et entre autres par les dessins et modèles qu’ils fournissent aux artisans. Ils contribuent puissamment  à la prospérité de nos manufactures. »
(Claude Henri de ROUVROY Comte de SAINT-SIMON, 1760-1825, philosophe et économiste français)

-          Confronter les plasticiens  aux savoir-faire des Architectes, des Ingénieurs des industriels et Artisans et l’importance qu’ont ces savoir-faire dans l’évolution du projet, car en effet ils enrichissent le concept plastique et lui permettent d’exister,

-          Confronter les Etudiants à la matière, la questionner et aussi s’approprier et bousculer les savoir-faire, « nous savons faire ça ou comme ça » « ne peut-on pas faire autrement ou autre chose ? »
            
-          Découverte et compréhension des techniques de mise en forme des matériaux pour en maîtriser l’identité, le vocabulaire, les fonctions et les contraintes pour, en bonne intelligence, en exploiter toutes les potentialités.

-          Permettre aux étudiants d’approcher la réalité de la production artisanale et industrielle et d’en comprendre les contraintes, pour un bon développement du projet et sa faisabilité dans la réalité du marché.

Nous ne formons pas les étudiants. Ils se forment, pas pour hier ni aujourd’hui mais pour demain et nous les y aidons.
Alors l’histoire nous raconte. Nous y puisons nos références, ce qui nous permet de profiter, pour gagner du temps sur nos recherches, de l’expérience de ceux qui nous ont précédés. Notre histoire personnelle et professionnelle nous a permis de développer des connaissances culturelles et techniques de « l’expérience » dans divers domaines. Mais comme tout est vivant l’évolution reste permanente. Il nous reste donc toujours à apprendre alors, savons-nous grand-chose ? C’est pour cela qu’en ce qui nous concerne la meilleure des pédagogie est de se servir de l’histoire, de notre histoire, pour faire profiter de nos expériences et connaissances les Etudiants et, avec eux, apprendre plus et encore, aller au delà, avec l’aide obligée de la « recherche » et leur permettre de développer leur propre démarche.

«Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit, parlez-nous des enfants.
Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l’appel de la vie à elle-même. Ils viennent à travers vous mais non de vous. Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas. Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées, car ils ont leurs propres pensées, vous pouvez accueillir leur corps mais pas leur âmes, car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves. Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous. Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier. Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés. L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de sa puissance pour que ses flèches puissent voler vite et loin. QUE VOTRE TENSION PAR LA MAIN DE L4Archer soit pour la joie ; car de même qu’il aime la flèche qui vole, il aime l’arc qui est stable. »
KHALIL GIBRAN « le prophète »

« notre présence aux Grands-Ateliers » :


Nous ne venons pas aux Grands-Ateliers pour y faire de l’architecture, ni du design, ni de l’art, nous avons nos Ecoles qui répondent à cela, mais pour se confronter aux diverses cultures de nos partenaires et en apprendre l’importance dans des projets.

« une thématique » : « empreintes formes et matières »

Envisager divers ateliers, proposés par diverses Ecoles, répondant à cette thématique, qui s’organiseraient en même temps et laisseraient libre choix aux étudiants présents:
« moulage, plastique et pratique »
Ecole d’Architecture de Clermont-Ferrand et Ecole Régionale des Beaux Arts de Saint – Etienne
« béton projeté sur forme souples »
Ecole d’Architecture de Clermont-Ferrand et Ecole Régionale des Beaux Arts de Saint – Etienne
« les bétons d’aujourd’hui » ou « nouveaux bétons, nouvelle culture »
Ecole d’Architecture de Clermont-Ferrand et Ecole Régionale des Beaux Arts de Saint – Etienne
« fonderie foraine »
Ecole Nationale d’ Ingénieurs de Saint Etienne, Ecole Régionale des Beaux Arts de Saint - Etienne, Ecole des Beaux Arts de Grenoble
« design de matériaux »
DPEA design, Ecole d’Architecture de Grenoble,INSA de Lyon
« structures spatiales et notion de courbure »
Ecole d’Architecture de Lyon
« terre et architecture » ou « terre et espace » ou « Grains d’Isère »
Ecole d’Architecture de Grenoble (CRATERRE), Ecole des Beaux Arts de  Saint – Etienne, Ecole d’ Architecture de Saint – Etienne, Ecole d’Architecture de Lyon
« de la molécule à l’objet »
Atofina, Ecole d’Architecture de Lyon, Ecole d’Architecture de Nancy, Ecole d’Art de Grenoble
« empreintes, trous en formation… »
Ecole Régionale des Beaux Arts de Lyon
« chorégraphie urbaine »
Ecole Régionale des Beaux Arts de Lyon

Et d’autres à proposer…


Des objectifs :

·         Aborder au cours de différentes pratiques de mise en forme, de moulage, la relative simplicité de certains gestes liés à des techniques basiques.
·         Autour de ces pratiques expérimenter différents modes d’application permettant de varier les effets plastiques (moules souples, pincement…) et d’exploiter différemment certains systèmes techniques (moulage en colonne, inclusion, formes naturelles…).
Déduire de ces pratiques et de ces expériences les liens entre les systèmes techniques et plastiques obtenus et les qualités des pièces réalisées.
Pour tenter d’apporter aux matériaux moulés, tel le béton, des qualités de traitement et d’usages nouveaux, certains exemples de ce que l’histoire de l’art et de l’architecture ont déjà produit comme variété de méthodes et de procédés seront évoqués, tel que :
LE CORBUSIER, FRANK LLOYD WRIGHT, IRWIN BATKAI, PIOTR KAVALSKI, PAOLO SOLERI, CARLO SCARPA, G.SINGER et d’autres.
·         Comprendre un certain nombre de notions attachées aux formes structurales ;
·         Les lois de développement d’un plan souple lors de sa conformation en trois dimensions ;
·         Les conditions du plissement, sa maîtrise, son organisation et les effets structurants, plastiques ou esthétiques qui peuvent en découler ;
·         Le nécessaire antagonisme des efforts de tension et de compression pour rigidifier un objet et l’exploitation de ce principe pour  rigidifier des matériaux souples…mais il s’agit aussi de découvrir la technique du béton projeté dans ses applications classiques ou innovantes.
·         Découverte des voiles minces, leur résistance, leur portée…
·         un concept d’atelier qui s’inscrit dans un processus de recherche appliquée dont il constitue une première vérification élémentaire : une des hypothèse en est qu’il doit être possible de projeter des pâtes fluides rigidifiables sur des formes ou coffrages souples qui, de ce fait, peuvent procéder d’une conformation directe. Les problèmes de porosité et de régime vibratoire des supports, de pression de projection, de dosage et de prise des liants devraient se solutionner à la lumière d’une série d’essais à mener dans des conditions moins précaires.
·         Comprendre les principes des moulages en général et l’apprentissage des techniques du moulage de métal fondu en particulier, grâce à la mise en œuvre d’une fonderie foraine d’aluminium.
Et d’autres à proposer…

Il est bien entendu que la mise en place d’une telle synergie ne peu qu’être possible qu’avec la bonne volonté de chacun, avec une souplesse d’organisation des programmes pédagogiques de chaque Ecoles partenaires qui sont capables d’accepter l’absence à certains cours d’un petit nombre d’étudiants participant volontairement à ces ateliers proposés.
Est-il ennuyeux que des étudiants sèchent un cours si c’est pour suivre et vivre une expérience aussi riche et formatrice ?
« La pédagogie d’événement » c’est ce que vit un être intellectuellement et physiquement (l’un ne peut être séparé de l’autre, fini les années 70 !) qui le marque, « l’empreinte », à jamais.
Il est évident que d’amener des classes entières, à nombre important d’étudiants, ne permet pas de mettre en place l’inter culturel.

Quelques paragraphes de « l’appel à propositions de modules d’enseignement pour les Grands Ateliers »

Voici les paragraphes que nous relevons dans cet appel à propositions qui nous paraissent être les principaux objectifs des Grands Ateliers :

Paragraphe 2 en 1.2. page 3/15 :
« …d’équipes de recherche pluridisciplinaires associées aux partenaires industriels du pôle. L’expérimentation à grande échelle viendra au service des activités pédagogiques et de recherche,… »

Paragraphe en 2 page 4/15 :
« …Il s’agit d’inventer une pédagogie active, basée sur la mise en relation étroite de la théorie et de la pratique, de la pensée et de la matière, par la manipulation et l’expérimentation… »

Paragraphe en 2.2 page 5/15 :
« Il ne s’agit pas de créer une école, ni de proposer un enseignement classique… »
« Les Grands Ateliers souhaitent privilégier une pédagogie active, dans laquelle l’acquisition des connaissances passe par la manipulation et par l’expérimentation. »

Paragraphe en 2.2.1 page 5/15 :
2.2.1.Objectifs pédagogiques
Cette pédagogie devra répondre aux critères suivants :
·         Développer un savoir transversal,
·         Accorder une grande place à l’expérimentation,…

Paragraphe en 2.2.3 page 6/15 :
Les Grands Ateliers souhaitent privilégier une pédagogie active, dans laquelle l’acquisition des connaissances passe par la manipulation et l’expérimentation.
…la mise en place d’enseignements basés sur la manipulation et l’expérimentation, la découverte de l’intelligence du geste, voire l’approche kinesthésique de certains phénomènes, devrait favoriser cette compréhension et cette acquisition des savoirs qui requiert la construction d’une représentation mentale de ceux-ci.
Enfin cette approche active, par le « faire » et par le geste (la manipulation), restera d’autant plus présente ou vivante qu’elle aura été vécue, ludiquement, ou mieux, effectivement ou émotionnellement.

 « donner, dans le cadre de la formation, les bonnes habitudes de partenariat qui sont la réalité de la vie professionnelle »,
« Module : (du latin « modulus ») unité fonctionnelle d’équipement susceptible d’être utilisé conjointement à d’autres…
« Moduler : Adapter d’une manière simple à des circonstances diverses… (Larousse)

   
Semaines aux Grands Ateliers de l’Isle d’Abeau :

 « Empreintes »

Les bétons : forme, matière et texture

Ce projet, réalisé dans le cadre « des Grands Ateliers de l’Ile d’Abeau, est proposé par : Babou BAZIE  professeur ingénieur à l’ EACF et Jean-Marc BONNARD professeur à l’ ERBASE
Les bétons d'aujourd'hui :
La rencontre de trois cultures : artistes, architectes, ingénieurs

Accessible à 20 étudiants de l’Ecole, de 2ème, 3ème, 4ème années et 3ème cycle, sur inscription obligatoire

Séquence 1 : du 14 au 18 mars 2005
Séquence 2 : du 2 au 6 mai 2005
Objectifs pédagogiques :
- acquérir un savoir théorique et pratique sur le matériau ;
- Questionner le matériau à travers ses qualités, susciter l'envie d'expérimenter et l'approprier à travers la réalisation d'un projet en petits groupes multidisciplinaires associant élèves architecte, ingénieur et plasticien.
- Comprendre l’identité plastique du matériau « béton » le questionner : ce que l’on sait en faire ? Ce que l’on peut en faire d’autre ? Pouvons nous faire autrement ?
- D’aborder au cours de différentes pratiques du moulage la relative simplicité de certains gestes liés à des techniques basiques,
- Autour de ces pratiques, expérimenter différents modes d’application permettant de varier les effets plastiques (moules souples, pincements, empreintes…) et d’exploiter différemment certains systèmes techniques (coffrage, moulage, inclusion…)
- Déduire de ces pratiques et de ces expériences les liens entre les systèmes techniques et plastiques obtenus et les qualités des pièces réalisées.
- favoriser la communication interdisciplinaire entre les étudiants de formation différente à travers le projet.

  Par un partenariat inter culturel rassemblant, autour d’un projet commun où chacun par sa culture doit trouver l’importance de son rôle , « concevoir et réaliser des objets urbains, architecturaux ou sculpturaux » vingt étudiants de l’école d’architecture de Clermont-Ferrand accompagnés par Babou BAZIE  professeur ingénieur, vingt étudiants de l’école régionale des beaux arts de Saint Etienne accompagnés par Jean Marc BONNARD professeur sculpteur et des intervenants industriel : CIMBETON , LAFARGE, VICAT , SIGMA BETON, enrichi par une table ronde animée par un sculpteur : Marc CHARPIN , un architecte : Jean-Pierre NEMO , des ingénieurs : R. DALLEMAGNE. Philippe DEHAN

Résumé :
Cette unité d'enseignement comprend trois séquences :
La séquence 1 : Découverte et manipulation du matériau - 4 jours site GAIA

Cette séquence s'organise autour d'exposés sur la connaissance du matériau : exposés techniques sur le matériau " production et mise en œuvre des bétons d'aujourd'hui ", une analyse de références sculpturales, architecturales et techniques, une " brève histoire du béton dans l'architecture ", une approche du coffrage en tant qu'outils plastico-technique, la palette de couleurs (formulation, granulats, colorants et traitement ...) et la palette de textures associés aux différents types de coffrage. Cette séquence s'accompagne de visites (chantiers, unités de production) et d'une activité d'expérimentation avec le matériau : production, réalisation de coffrage, mise œuvre et traitements de finition.

La séquence 2 : la phase de recherches - dans les écoles d'origines.

Cette séquence consiste en une phase de recherches préparatoires. Il s'agit de faire travailler à distance les étudiants organisés en groupes multidisciplinaires sur un même projet. Les groupes mixtes constitués de 3 ou 4 étudiants sont formés à la fin de la séquence 1.
Cette séquence donne lieu à la production d'un dossier de recherche sur le thème un " objet urbain " réalisé de manière concertée en mobilisant les moyens de communications que les écoles mettent à la disposition des étudiants (Internet par exemple).
Cette activité interpelle les participants réalisateurs de " un objet urbain "  sur sa forme, sa stabilité, sa texture, sa couleur, ses finitions et les moyens à mettre en œuvre pour sa réalisation.

La séquence 3 : réalisation - 5 jours site GAIA

Après une discussion des projets, les groupes organisent les phases de réalisation du projet : mise au point technique, préparation du coffrage, préparation du béton,  coulage du béton et traitements de finitions.
La séquence 3 se termine par une "Installation" collective dans un lieu d'exposition temporaire (intérieur ou extérieur) intégré aux ateliers et d’une évaluation organisée sous forme de table ronde.

Public visé :
20 étudiants : étudiants de 2ème et 3ème année de l’école des Beaux-Arts, accessible aux étudiants de troisième cycle.
Participation volontaire sur inscription,
Durée de l'enseignement :
Sur le site GAIA : 4 jours (séquence 1) puis 5 jours (séquence 3). Une journée, pour le décoffrage est à programmer avec les étudiants, au moins quinze jours après la séquence 3.

Bilans :
·         2001-2002 : 16 étudiants de l’Ecole d’Architecture de Clermont-Ferrand et 15 étudiants de l’Ecole des Beaux-Arts de Saint Etienne ont participé.
·         2002-2003 : 18 étudiants de l’Ecole d’Architecture de Clermont-Ferrand et 12 étudiants de l’Ecole des Beaux-Arts de Saint Etienne ont participé.
·         2003-2004 : 15 étudiants de l’Ecole d’Architecture de Clermont-Ferrand et 22 étudiants de l’Ecole des Beaux-Arts de Saint Etienne ont participé.

 « Empreintes »

De la maquette d’étude à l’objet produit en fonderie :

Proposé et encadré par Jean-Marc BONNARD , ERBASE et Henri MAS, ENISE,
Avec comme partenaires : Michel BERCOT, Lycée Louis ARAGON de Givors, la fonderie VINCENT de Brignais et
Saint Uze.
Dans le cadre des Grands Ateliers de l’Iles d’Abeau
Une semaine
Objectif :
Cette expérimentation devrait permettre aux étudiants de comprendre un certain nombre de notions attachées au parcours d’un projet de la phase de recherches formelles et plastiques à la production en fonderie, via le prototypage rapide et la prise en compte des contraintes techniques qui doivent enrichir le projet.

Réalisation :
La fonderie:  dont le premier objectif est de comprendre les principes et contraintes du moulage en général et l’apprentissage des techniques de moulage de métaux en particulier, grâce à la mise en œuvre d’une fonderie foraine d’aluminium avec des modèles perdus en polystyrène.
Rappelons que ces techniques se décomposent en six grandes phases :
Le modelage, le moulage, la fusion, la coulée, le démoulage, l’ébarbage.

    1. Modelage : Réalisation du modèle de forme exacte de la pièce à obtenir,
    2. Moulage : Réalisation d’un moule qui englobe parfaitement le modèle. La fonction du moule est de permettre la restitution de la forme du modèle (objet) dans une matière différente que celle du modèle original et d’offrir la possibilité, sous certaines conditions, de multiplier le nombre des répliques. Pour que le moule fonctionne, il faut qu’il puisse s’ouvrir afin de libérer le modèle original et laisser ainsi une empreinte en creux qui sera occupé par la coulée de matière. Après quoi, il faudra l’ouvrir de nouveau ou le détruire pour en extraire la pièce obtenue par la coulée. Toutes sortes de moules ont donc été inventées pour simplifier et faciliter les opérations de moulage et de démoulage, chacun des procédés étant adapté à des besoins précis de production selon la précision de l’objet à obtenir, la nature de la matière de coulée, le nombre des exemplaires à produire.
Traditionnellement, les sculpteurs ont recours à deux procédés :

·         La fonderie au sable ; La pièce originale est le plus souvent réalisée en argile, à partir de laquelle on réalise un moulage négatif en plâtre dont on tirera un modèle positif, également en plâtre, qui servira de « maître » pour la réalisation des pièces du moule en sable qui recevra la coulée du métal en fusion (bronze, fonte, acier, aluminium, acier inox, laiton), état définitif de la sculpture.

·         La fonderie à la cire perdue ; le modèle original qui devient le modèle d’une carapace de potée en argile réfractaire ou d’un moule en sable, il est réalisé soit, par modelage, directement avec de la cire, soit par moulage de la cire dans un moule réalisé en élastomère de silicone, soit par prototypage rapide en cire. Le principe permet d’éviter la réalisation de moules compliqués à mottes car il autorise la contre dépouille et il permet de travailler à moule fermé. Ce procédé consiste à réchauffer le moule pour en évacuer la cire par écoulement et obtenir ainsi  la cavité pour la coulée du métal en fusion.

·         La fonderie à modèle perdu en polystyrène "le procès": le polystyrène expansé ou extrudé est utilisé fréquemment à la place de la cire pour réaliser les modèles.
C’est ce dernier procédé qui est mis en œuvre par la fonderie foraine installée sur le site.
Mais l’atelier poursuit simultanément un second objectif pédagogique, plus général : l’expérimentation d’un circuit court entre conception et réalisation, avec changement de matériau en cours de processus. Ici en effet, la conception de modèles place l’étudiant dans une situation intermédiaire entre la fabrication directe (taille de pierre par exemple) et l’exécution différée (le projet d’architecture ou d’ingénierie) l’objet fabriqué directement, selon une première logique, est une anticipation du produit définitif qui peut être obtenu ensuite selon une seconde logique. Ces modes opératoires ne sont pas sans conséquences sur les volumes qu’ils permettent de construire. Ils agissent nécessairement sur leurs caractères formels et participent donc à la construction de leur identité. Le polystyrène, qui se présente sous forme de blocs ou de plaques, est un matériau dont la mise en œuvre s’élaborera par soustraction ou par assemblage ; la pièce coulée témoigne, quand à elle, de la distribution du liquide dans le moule. On peut alors imaginer qu’un modèle, une fois achevé, porte les traces, plus ou moins visibles, de sa double mise en œuvre. Cette situation de conception est propice à l’enrichissement de l’aptitude générale à la conception par la forte mise en évidence des diverses contraintes de fabrication et de leurs implications sur la forme.

·         Nouvelle technologie : le prototypage rapide nous permet, aujourd’hui, de pouvoir reproduire, à partir de maquettes d’étude en matériaux simples (carton, plâtre, terre…) via la scannérisation, des modèles en cire. Il nous est donc permis de développer, plus rapidement, un projet :
        • Recherches dessinées,
        • Mise en volume par maquette,
        • Scannérisation,
        • Rectification, modification ou correction des formes par l’outil informatique,
        • Modélisation en cire par l’outil informatique de prototypage rapide,
        • Fabrication du moule sable ou céramique,
        • La fusion, amener le métal à la bonne température lui permettant une bonne fluidité de coulée.
        • La coulée, remplir le moule du métal en fusion.
        • Le démoulage, casser le moule pour en extraire la pièce de métal obtenue et refroidie.
        • L’ébarbage, supprimer par meulage les bavures de plans de joint, les traces des évents, les masselottes, la coulée.


Grains d’Isère


Ce projet est réalisé dans le cadre « des Grands Ateliers de l’Ile d’Abeau »

Proposé par Patrice DOAT, EAG et Jean-Marc BONNARD, ERBASE

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Terre et Architecture

Responsable : Patrice DOAT, professeur STA, EAG,
En liaison avec Jean-Marc BONNARD, ERBASE - René HUGUES, EASE – Rémy MOUTERDE, EAL

Partenaires industriels : COMABI échafaudages, VICAT produits industriels et la Fédération des tuiles et briques.

Objectifs pédagogiques :
·         Faire découvrir aux étudiants les problématiques, démarches, travaux de recherche, expérimentations et réalisations du Laboratoire CRATerre-EAG,
·         Susciter une réflexion d’ensemble sur l’habitat, l’économie, l’architecture, les cultures constructives et le développement local et durable, à partir de la présentation d’études de cas et d’analyse de projets de référence.

Résumé : la première semaine les étudiants découvrent la filière « terre », de la matière à la carrière, et de la production des matériaux aux différentes filières de construction.
Puis, par la présentation et l’analyse de projets, les étudiants appréhendent l’intérêt du choix du matériau terre dans les contextes de nombreux projets de développement, notamment ceux qui intègrent des objectifs de qualité environnementale.
Les deux semaines suivantes sont réservées à la conception puis à la réalisation d’une exposition sur la terre. A partir de manipulations de terre et des grains qui en résultent, les étudiants s’engagent dans un travail d’expérimentation sur la matière, la texture, la couleur, la forme, enfin l’espace.
Au cours de cette session les étudiants participent à la réalisation de l’exposition « 5 jours autour de la terre »

Public : les étudiants de 3ème cycle de l’EAG, inscrits dans le pôle « Architecture et cultures constructives ».
Ouvert à des étudiants de troisième cycle de toutes disciplines, pour tout ou partie du module.

20 étudiants de 2ème année et de 3ème cycle de l’ERBASE sur une semaine
Période : début mai

Bilans :
  • 2002-2003 : 10 étudiants de l’école des Beaux-Arts de Saint Etienne ont participé en juin 2003
  • 2003-2004 : 20 étudiants de l’école des Beaux-Arts de Saint Etienne ont participé en mai 2004
La participation de quatre étudiants étrangers, Polonais, Portugais, Brésiliens, à permis leur intégration dans notre école.


FORMATION INSA

Module « Design et Matériaux »

Proposé par Jean AMBROISE, INSA et Jean-Marc BONNARD, ERBASE

Permettre à des étudiants de 5ème année et de 3ème cycles de l’école des Beaux-Arts de Saint Etienne, volontaires, d’accéder à ce module de formation qui peut les accompagner dans le développement de leur projet personnel.
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Fiche ECTS
FIT DESMAT
Département Génie Civil et Urbanisme
5ème année
Design et matériaux
Filière transversale
Optionnel
Période P3
Nombre total d’heures : 96h
Cours : 32h
Travaux dirigés : 48h
Responsable : Jean AMBROISE
CODE : DESMAT
ECTS CREDITS : 10
FIT ouvert aux départements GCU, GMC, SGM, GMD
Quota maxi d’étudiants 24

Objectif : au cours des siècles, les créateurs (architectes, sculpteurs, peintres) ont toujours joué un rôle prépondérant dans le processus de développement des matériaux et l’évolution des techniques de construction.
Les matériaux, en particulier, ont été et sont toujours une composante majeure dans le processus de création et de conception.

Les matériaux : béton, bois, métal, verre, terre cuite, matériaux à matrice polymère, plâtre, seront présentés suivant le regard du Designer et du point de vue de l’ingénieur dans une démarche d’éco-conception.

A côté des propriétés physico-chimiques et mécaniques, les notions d’esthétique, de possibilités structurelles, de mise en forme et d’impact sur l’environnement seront abordées.

L’objectif du cours sera :
1° d’approfondir la démarche du Designer vis-à-vis du choix et de la mise en forme des matériaux,

2° d’apporter les bases de pré dimensionnement et technologiques nécessaires au bon usage des matériaux choisis.

3° de mettre les étudiants en situation par la réalisation d’un projet

Programme : Le cours passera en revue les principaux matériaux utilisés dans la construction : le béton, le bois, le métal, les matériaux à matrice polymère, le plâtre et la terre cuite.
Les points suivants seront abordés :

Les matériaux : la vision du Designer :
  • l’analyse d’objets réalisés avec les matériaux exposés dans le cours,
  • le processus de création,
  • les tendances actuelles et futures,
  • les questions de designer au technicien.

Les matériaux : les aspects techniques :
  • description de la filière de production,
  • propriétés des matériaux (caractéristiques physico-chimiques et mécaniques)
  • possibilités structurelles,
  • bases de dimensionnement,
  • possibilités esthétiques (formes, aspects),
  • techniques de mise en œuvre et d’assemblage,
  • durabilité,
  • recyclabilité,
  • développements futurs.

L’analyse de la demande :
  • rédaction du cahier des charges esthétique et performances,
  • rédaction du cahier des charges technique.

L’éco-conception :

Les cours seront assurés par des spécialistes pour chacun des domaines abordés. Ils seront illustrés par des visites et par des travaux pratiques.

Ce programme n’est valable que pour l’année 2004-2005. Il sera revu pour les années à venir en concertation avec le département SGM qui ne commence ses filières transversales qu’en 2005.

Principaux intervenants :

-          Roger CAMOUS, directeur de l’Ecole de Design, Université de Montréal,
-          Jean-Marc BONNARD, Plasticien – Sculpteur - Designer, Professeur à l’Ecole Régionale des Beaux-Arts de Saint Etienne
-          Antonio BENINCA, Designer,
-          Pierre QUAQUIN, Arcelor,
-          Ali LIMAM,
-          Jean-François JULLIEN,
-          Partenaire les Grands Ateliers de l’Isle d’Abeau.

Contrôle :

Rendu d’un projet soutenu devant un jury

Bibliographie :

«   Questions Design, réponses matériaux » ouvrage édité par le Centre du Design Rhône Alpes,
«  XXème siècle DESIGN » Catherine McDERMOTT, Design Muséum EPA Editions,
Maison d’architectes, Joël CARIOU Edition Alternatives.



Organisation du module « Design et Matériaux »

Le module « Design et Matériaux » sera articulé autour du projet de création d’un objet qui sera défini en partenariat avec la société BONNA SABLA qui a donné son accord de principe.
La partie conceptuelle sera réalisée à l’INSA et le prototype sur le site des Grand Ateliers de l’Isle d’Abeau. Les étudiants seront par groupe de quatre plus un étudiant de l’Ecole des Beaux-Arts de Saint Etienne.
Deux jours consécutifs, lundi et mardi, étant réservé au module, l’organisation sera la suivante :
-          le lundi sera consacré à la partie « création »,
-          les mardis seront dispensés les cours sur les matériaux, les créneaux d’emploi du temps laissés libre étant réservés au travail de recherche personnel des étudiants.

Cours de Design:
6 heures de cours généraux sont prévues, où seront traités les points suivants:
- un rappel historique orienté sur l’objet à concevoir dans le projet,
- l’approche conceptuelle,
- les étapes de la conception,
- un exposé général sur les contraintes à prendre en compte.
Les notions telles que l’esthétique, les contraintes formelles, les contraintes de réalisation, l’analyse des performances exigées, la rédaction du cahier des charges, seront abordées pendant le projet.

Cours techniques :
24 à 26 heures de cours techniques sur les matériaux sont prévus.
Les matériaux seront présentés dans leur aspect propriétés d’usage. Ils devront fournir aux étudiants la matière nécessaire à la construction de leur projet.
Les points suivants seront obligatoirement abordés :
-          la description des filières de production,
-          les produits disponibles,
-          les limites physiques et mécaniques d’utilisation,
-          l’éventail des possibilités esthétiques (traitement de surface, couleur, forme),
-          les techniques de mise en œuvre,
-          les possibilités d’association avec d’autres matériaux (assemblage mécanique, collage…)
-          les problèmes de vieillissement.

Travail personnel :
Cet espace de temps sera réservé au travail de recherche personnel des étudiants : recherche de documents, essais de matériaux…
Des visites pourront être organisées si le besoin s’en fait sentir. Les initiatives devront venir des étudiants.


WORKSHOPS internes :

Il m’apparaît, qu’il serait important de reproduire l’organisation de workshops, design et art, internes à l’école avec des plasticiens invités :
En effet l’expérience que nous avons vécue dans le passé nous prouve de la réalité et de la valeur pédagogique de ces rencontres, sur un projet commun, entre les étudiants et l’artiste invité. Cette expérience nous demande d’être prudent quand au nombre, pour un bon fonctionnement et une bonne organisation il n’en faut pas plus de sept.


Les WORKSHOPS à l’extérieur :

Proposé et encadré par Jean-Marc BONNARD

« Vivre ailleurs le projet dans une ambiance de vie de groupe avec des plasticiens intervenant étranger à l’Ecole »



« WORKSHOP dans le JURA avec les métiers du jouet en bois »

Plasticiens intervenants : Michel DELACROIX, Jean Marc BONNARD

Sont concernés : 12 étudiants de l’école des Beaux-Arts de Saint-Etienne
                            15 étudiants du Lycée Professionnel Pierre Vernotte de Moirans-en-Montagne

Workshop réalisé les semaines 11 et 12 – du 8 au 19 mars 2004, à reconduire tous les deux ans, années Biennale, soit en 2006.

Le sujet :

« Les jeux ou les jouets en bois » «dans une culture contemporaine »
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Objectifs 1er, pédagogiques :
-          inventer une pédagogie active, pluridisciplinaire, basée sur la mise en relation étroite de la théorie et de la pratique, de la pensée et de la matière, par la manipulation et l’expérimentation,
-          Permettre, par le partenariat dans un projet commun, à différentes cultures de comprendre le langage des autres.
-          Permettre à chaque partenaire de connaître, avec sa propre identité professionnelle et culturelle, la place importante qu’il a dans le projet, et à quel moment il doit s’y trouver.
-          Pour les métiers d’art : l’enrichissement culturel que peuvent leur apporter les plasticiens dans les objets qu’ils ont à produire.
-          Pour les plasticiens : les confronter aux savoir-faire des Artisans (métiers d’art, artisans et industriels) et l’importance qu’ont ces savoir-faire dans l’évolution du projet, car en effet ils enrichissent le concept plastique et lui permettent d’exister,
-          Les confronter à la matière, la questionner et aussi s’approprier et bousculer les savoir-faire, « nous savons faire ça ou comme ça » « ne peut-on pas faire autrement ou autre chose ? »
-          Découverte et compréhension des techniques de mise en forme des matériaux pour en maîtriser l’identité, le vocabulaire, les fonctions et les contraintes pour, en bonne intelligence, en exploiter toutes les potentialités.
-          Permettre aux étudiants Beaux-Arts et aux Etudiants Lycéens d’approcher la réalité de la production artisanale et industrielle et d’en comprendre les contraintes, pour un bon développement du projet et sa faisabilité dans la réalité du marché.
-          Accepter le projet de groupe.
Objectifs 2ème :
-          Obligation de réussite : de penser « les jeux ou les jouets en bois » «dans une culture contemporaine »  pour objectif d’exposer, à la Biennale internationale de Design de Saint Etienne en novembre 2004, les projets réalisés.
-          Possibilité de permettre aux artisans ou industriels partenaires d’exploiter les projets qui leur paraîtront intéressants par la mise en place d’une convention précisant la nature de la propriété intellectuelle,  et l’engagement de citer le Lycée et les Beaux-Arts ainsi que les étudiants et élèves créateurs du produit dans chaque documents de promotion de celui-ci.
Préparation :
-          Recherches personnelles, historiques et contemporaines, des jeux et jouets en bois,
Pratique :
-          les étudiants devront amener leurs carnets de croquis, crayons, outils de dessin, cutter, pinceaux…
-          chaussures de sécurité, vêtement de travail « combinaison »,


Les partenaires :
·         Ecole Régionale des Beaux-Arts de Saint Etienne,
                                       15, rue Henri Gonnard, 42000 Sain Etienne
                                                               T.04 77 47 88 00 – F.04 77 47 88 01
                                                               Directeur administratif : Philippe HUYARD
                                                               T.04 77 47 88 04
                                                               Coordinateur du projet :
                                                               Professeur plasticien : Jean-Marc BONNARD
                                                               T.04 77 47 88 58 – P.06 70 96 60 95
   

·         Lycée des arts du bois Pierre Vernotte,
6, route de Saint-Laurent
39260 MOIRANS-EN-MONTAGNE
                                                               Proviseur : Mme OLIVIER
                                                               Chef des travaux : Mme PETARD
                                                               t. 03 84 42 02 07 – F.03 84 42 09 77
                                       Professeur Plasticien : Michel DELACROIX
                                       T.03 84 25 21 21 – F.03 84 25 29 30
                                       34, rue Neuve,
                                       39130 CLERVEAU LES LAC
                                       T. 03 84 25 21 21
                                       Professeur Ebéniste : Nathalie DUMONT

·         Industriel ou artisans du jouet : Ets VILAC
M.HALGANT
T.03 84 42 00 58 – F. 03 84 42 30 28
2, rue René Dalloz
39260 Moirans en Montagne

· MUSEE : Centre Jurassien du Patrimoine, Musée d’archéologie du Jura,
25, rue Richebourg, 39000 Lons-le-Saunier
Conservateur : Mme Marie-Jeanne ROULIERE-LAMBERT
T.03 84 47 12 13 – F.03 84 24 30 34

·         interlocuteurs concernés :
Regina et Jean-Claude LEMOIGNE, Plasticienne et Maire,
Pour coordination et conseils
Route de Syam, 39300 Bourg-de-Sirod
T.03 84 51 83 64 – F.03 84 61 83 68

·         Initiateur pour le Syndicat des artisans plasticiens (SAP) coordinateur « Ateliers d’Art en Rhône Alpes » Serge PILLARD, Rue Rondes, 01800 Pérouges,
T. F.04 74 61 01 27
           

La participation de deux étudiants étrangers (Grecque et Canadien) à permis à ceux-ci de s’intégrer plus rapidement au sein de notre école.


I.D.PRO 
Lycée Louis ARAGON - CIMIP2 et INSA de Lyon – ERBASE –
DELCAM - MECAPROB ENGINEERING -W3D

PLATE FORME TECHNOLOGIQUE

     De l’ idée au produit

Développement rapide de produits technologiques par ingénierie simultanée
   THÉMATIQUE

DÉVELOPPEMENT RAPIDE DE PRODUITS TECHNOLOGIQUES DE PETITES DIMENSIONS.

La plate-forme technologique «développement rapide de produits technologiques par ingénierie simultanée» (I.D.PRO) se propose de consolider et de fournir des compétences professionnelles nouvelles dans la maîtrise, le développement et l'accompagnement des techniques de conception, de définition, de mise en œuvre et de suivi des produits industriels. Elle intègre l'ouverture nécessaire des formations technologiques aux nouveaux outils de développement. Elle vise l’insertion professionnelle, la formation continue par module préétablis et par formations individualisées. Elle a un rôle d’accompagnement des entreprises pour l’intégration :

q  Des nouvelles technologies,
q  Des nouveaux concepts de développement,
q  De nouveaux procédés.

Au sein de cette plate-forme, les intervenants mettent œuvre des pratiques et des technologies nouvelles, ils permettent aux étudiants et auditeurs d’exercer des métiers récents ou émergents qui les destinent :
q  Aux métiers du design industriel.
q  Aux métiers de l'ingénierie Simultanée (Coconception et Fabrication assistées par ordinateur, prototypage rapide,...)
q  Aux métiers d’intégration pluri technologique,
q  Aux métiers de la Production (Organisation et Gestion de Production)
q  Aux métiers de la Qualité en Mécanique,
q  Aux métiers de la Science des Matériaux en Mécanique,
q  Aux métiers de la métrologie.
q  Aux métiers de Spécification Géométrique des Produits mécaniques.
Les compétences techniques acquises par l’auditeur et "l’approche terrain" lui permettent de participer à la coordination des activités d’un groupe de techniciens spécialistes et/ou d’ingénieurs dans le cadre de la conduite d’un projet en plateau technique (dimension  "managériale"). Il participe à l’animation des revues de projets tout au long de la vie du produit jusqu’à sa commercialisation. Il est capable de conduire des orientations stratégiques et techniques. Il est capable d’appréhender la dimension économique des décisions prises.
Ce projet reprend les réflexions que mènent les départements Génie Mécanique Construction de l’INSA , la STS Microtechniques du lycée Louis ARAGON, le Mastère design de l’école des Beaux arts de Saint Etienne, les  partenaires professionnels universitaires nationaux et européens au sein de différents projets menés depuis plusieurs années.
Le projet, est construit en fonction du contexte local, des ressources et des compétences spécifiques des Établissement et des partenaires, avec le soutien d’industriels de la région Rhône-alpes.

La structure intègre la possibilité d’une mise en œuvre complète (de l’idée au produit de petites dimensions). 

La structure est largement ouverte, sous réserve de respecter la réglementation des niveaux de titres ou de compétences validées, à toute personne apte à en tirer profit en terme de potentialités et de compétences.

Concept de l’ingénierie simultanée

L'ingénierie simultanée et concourante permet le développement conjoint du produit et de ses moyens de production en intégrant le marketing, la recherche, le design, la conception, la spécification, le prototypage, l’outillage de validation…

Elle prend en compte les notions :

q  de simultanéité, par la mise en parallèle coordonnée de tâches de développement, et le découpage de projets en sous projets.
q  de concurrence, par l'exploration et l'évaluation de solutions alternatives, afin d'en déduire des choix argumentés dans le champ des solutions admissibles.
q  d'intégration au travers de l'intervention simultanée de toutes les compétences (métiers représentés en équipes de projets) nécessaires au développement du produit.

Le produit apparaît aujourd'hui comme le moteur économique de l'entreprise. Il devient alors judicieux de miser avant tout sur le facteur temps dans le processus de développement : il est moins risqué d'investir sur les frais de développement pour gagner du temps que d'arriver trop tard sur le marché.

La PFT - I.D. PRO, par la complémentarité des établissements qui la  constituent, doit permettre une réelle approche produite au sein d’une démarche collaborative.



 
NIVEAU DES FORMATIONS PROPOSEES PAR LES PARTENAIRES
Les trois centres de formation intègrent le concept d’ingénierie simultanée. Chaque centre développe a des niveaux propres les étapes de projet. 
 

La mise en commun des compétences et ressources des trois centres permet de couvrir de façon optimum le suivi de projet.
Obtenir le plus rapidement possible un produit co-industrialisé de qualité.


            PRESENTATION DES PARTENAIRES DE LA P.F.T.
 

            DEMARCHE UTILISATION DE L’OUTIL INFORMATIQUE DANS LA


Le Lycée Louis ARAGON est situé au sud de LYON, au carrefour autoroutier sud – nord, est – ouest. Lycée polyvalent et technologique intégré au cœur d’une cité scolaire le lycée Louis ARAGON est regroupée avec le lycée professionnel Pablo PICASSO, seul site microtechniques de l’académie de LYON l’offre de formation  proposée va du CAP au BTS. (ouverture d’une licence professionnelle envisagée).

L’expansion du lycée ARAGON et la pertinence des orientations prises conduit l’équipe pédagogique à multiplier les échanges avec le monde industriel. L’intégration récente d’équipements de prototypages rapide et de numérisation associés à un environnement numérique bien maîtrisé, la mise en place de concepts de développement innovants impliquent une organisation nouvelle.
Doté d’un parc informatique de qualité associant des matériels et logiciels de dernière génération, la plate-forme technique regroupe un ensemble d’équipements de réalisation permettant  la mise en place de formations transversales allant de l’idée jusqu’au produit microtechnique.

La plate-forme est organisée en 3 pôles regroupés sur un même plateau technique :

q  Espace CFAO, calculs, simulations, numérisation, prototypage rapide.
q  Espace prototypage.
q  Espace outillage rapide et classique.
q  Espace validation de production.
q  Espace contrôle.
q  Espace développement de cartes électroniques.

L’équipe pédagogique organisée en pôles d’activités est constituée d’experts responsables de secteurs identifiés.

Chaque membre de l’équipe a pour mission :

q  Veille technologique sur son secteur.
q  Etablissement de documents techniques et pédagogiques utilisables par tous.
q  Mise en cohérence avec l’ensemble de l’offre de formation.
q  Formation adaptée au besoin et au niveau.
q  Communication sur l’évolution de sons secteur.
q  Formation de l’ensemble de l’équipe dans le cas d’évolution notable.
q  Mise à disposition de son expertise pour l’ensemble des étudiants.
q  Elaboration de modules de formations spécifiques adaptés à des demandes ponctuelles.



L’Institut National des Sciences Appliquées (INSA) de Lyon (http://www.insa-lyon) est une école d’ingénieurs dotée d’une triple mission :
  • La formation initiale d’ingénieurs : Cette formation se déroule en cinq années décomposées en un premier cycle généraliste de deux ans suivi de trois années d’études dans l’un des dix départements d’option. Elle concerne 4000 étudiants.
  • La formation continue : Le Centre d’Actualisation Scientifique et Technique (CAST) de l’INSA de Lyon sont une structure chapeautant l’ensemble des formations continues menées par les équipes pédagogiques et les laboratoires de recherche de l’institut. Elle propose un catalogue de plus de 300 stages différents.
  • La recherche : L’institut comporte en son sein un ensemble de 30 laboratoires de recherche et 800 doctorants. Les actions de transfert de technologie et de prestations sont gérées par la structure INSAVALOR.

Le département d’option Génie Mécanique Construction (GMC) a pour but la formation d’ingénieurs mécaniciens généralistes. Environ 140 étudiants sont diplômés chaque année.
A la fin de leur cursus scolaire, les étudiants en cinquième année doivent accomplir notamment  un Projet industriel de Fin d’Etude (PFE) dans l’un des 7 Centres d’intérêts (CI) du département. Chaque centre d’intérêt possède une spécialité spécifique.

Le Centre d’Intérêt Management Industriel Produit Process (CI MIP2, http://www.mip2.insa-lyon.fr) a pour orientations principales la « maîtrise des outils de conception et de production mécanique » :
·         Management Industriel et Qualité.
·         Conception, reverse engineering, et Prototypage Rapide.
·         Production et Contrôle…

Il est bâti pour cela autour de 4 entités pédagogiques du département GMC :
·         L’Espace Qualité.
·         L’Unité Métrologie Qualité.
·         L’Unité de Technologie de Construction.
·         Procédés de fabrication (usinage et procédés non conventionnels).
Les ressources humaines s’articulent autour d’équipes d’enseignants, chercheurs, ingénieurs et techniciens de chaque entité.
Ce centre d’intérêt regroupe une trentaine de personnes et compte 30 à 35 étudiants GMC par promotion. Des intervenants extérieurs, d’autres départements de l’INSA, de l’AIP Rhône-Alpes, du milieu industriel et universitaire international complètent l’équipe de base,  pour la formation des étudiants et le suivi des PFE.



 L’Ecole Régionale des Beaux-Arts de Saint Etienne forme des plasticiens en cinq années d’études après le BAC dans trois domaines d’application : Art, Communication Multimédia, Design. Etudes sanctionnées en fin de la cinquième année par le D.N.S.E.P (Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique) délivré par le ministère de la Culture.

ART :
Les étudiants peuvent développer leur pratique artistique autour des disciplines fondatrices : peinture, sculpture, photographie et également gravure, lithographie et toutes les réflexions mixtes.

COMMUNICATION MULTIMEDIA :
Au sein de cette option, les enseignements développés ont pour objet de former les jeunes aux métiers de la communication visuelle, audio-visuelle et graphique.
L’école dispose d’une régie vidéo, d’un plateau de tournage, d’ateliers info graphiques, de bans de montage virtuel, de stations de pressage CD-ROM, d’un atelier son…
L’étudiant devra également travailler de façon concrète dans une logique semi professionnelle : production de magazines, courts métrages, produits d’animation, CD-ROM… pour les chaînes TV, agences publicitaires, entreprises industrielles, collectivités locales et autres structures…

DESIGN :
L’option Design de l’Ecole Régionale des Beaux-Arts de Saint Etienne prépare les étudiants à la création d’objets industrialisables, articles de packaging, produits graphiques ainsi qu’à l’aménagement d’espaces intérieurs et extérieurs…
Cette démarche se fait à partir :
  • d’un apport théorique sur l’histoire du Design, ses tendances ;
  • des moyens informatiques spécifiques ;
  • d’un atelier de modélisation ;
  • de visites d’entreprises, stages, partenariats et travaux d’application pour l’industrie…
En outre, des travaux partenariaux sont conduits avec des établissements à connotation technique (Ecole Nationale d’Ingénieurs de Saint Etienne, IUT, les Grands Ateliers de l’Isle d’Abeau, lycée Benoit Fournéron de St Etienne…).

TROISIEME CYCLE :
Le 3ème cycle post-diplôme « Design Recherche et Création » est aujourd’hui un lieu d’investigation, de réflexion, de recherche sur toutes les questions qui concernent le design de produit, où le projet est considéré comme un objet d’observation et d’analyse, et la relation entre conception et production, soumise à l’épreuve de la réalité.
Un cycle de cours théoriques, propre à chaque année, permet une connaissance approfondie des différentes activités qui concernent le Design et un atelier informatique donne accès aux différentes techniques d’assistance au projet.


DUAL DESIGN :
Mastère mis en place avec l’ENISE (Ecole Nationale d’Ingénieurs de Saint Etienne) :
C’est au début des années 90, initiée par noyau d’enseignants favorables à un décloisonnement maîtrisé des savoirs, que la collaboration entre l’Ecole des Beaux-Arts et l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Saint Etienne a débuté.
Cette nouvelle approche a progressivement conduit cette équipe à proposer les bases du Master spécialisé DualDesign accrédité par la Conférence des Grandes Ecoles. La formation est conçue pour un public tant de jeunes diplômés que de professionnels des deux cultures.
Ce programme a pour objectif de préparer des ingénieurs, des designers à la conception innovante. Il répond à une demande émanant du tissu industriel. Il se propose d’harmoniser les savoir-faire des deux spécialités par une prise en compte de la culture de chacun : l’objectif final est la conception de produits.

Cette année de formation permettra aux postulants d’acquérir les bases d’un langage commun.
Les grands axes de définition et de développement de la création de produits seront détaillés lors de semaines thématiques intensives sous le régime de la double culture : nous avons demandé à des experts, chercheurs et spécialistes des deux bords de venir présenter et commenter l’état le plus avancé des connaissances actuelles sur les points essentiels de la stratégie et la culture du Design.

L’aboutissement consistera en une mise en application de ces principes dans un  contexte d’Entreprise.



            OFFRE DE SERVICE COMMUNE (FORMATIONS ET TRANSFERT)

·         Etude marketing, élaboration du cahier des charges :
q  Analyse des données du marché.
q  Analyse des fonctions globales.
q  Ergonomie, design.
q  C.A.O. style.
q  Maquettage : virtuel, physique.
q  Reverse ingénierie (numérisation 3D et reconstruction de surfaces).
·         Spécifications techniques du produit :
q  Cahier des charges fonctionnel.
q  Méthodologie d’analyse fonctionnelle.
q  Recherche de solutions, modélisation et choix.
q  Maquettes de validation de solutions techniques.
·         Modélisation C.A.O. :
q  Stratégies de création du modèle permettant d’intégrer : fonctions, matériaux, procédés, processus (modèles vivants).
q  validation technico-économique.
·         Réalisation du prototype fonctionnel :
q  Choix des procédés capables.
q  Prototypes virtuels, validations numériques.
q  Connaissance et mise en œuvre des procédés de prototypage (prototypes vraies propriétés).
q  Validations géométriques et dimensionnelles, conformité au cahier des charges.
q  intégration dans les modèles C.A.O. des modifications apportées au prototype physiques.
·         Pré industrialisation :
q  Définition des outillages.
q  Outillage rapide de pré-série pour prototypes constitués de pièces vraie matière et vrai procédé.
q  Outillage rapide de petite série.
q  Production de petites séries en prototypage rapide.
q  Qualification de l’outillage.
q  Contrôle dimensionnel
q  Reverse ingénierie de l’outillage de pré-série pour la modélisation de l’outillage de série.
·         Industrialisation :
q  Reverse ingénierie à partir de l’outillage de pré-série ou de l’outillage existant
q  Organisation processus
q  Conception des outillages de production intégrés dans le processus
q  Qualité
·         Gestion de projet :
q  Méthodes de travail en plateau technique
q  Outils de communication, présentation
q  Capitalisation, plans d ‘expérience




 
  L’INTERET DE TRAVAILLER ENSEMBLE :

Par rapport à la thématique portant sur les produits technologiques de petit volume :
Ÿ  Affichage très complet et professionnel vers les entreprises microtechniques
Ÿ  Ouverture, diversification par rapport aux contacts existants
Ÿ  Ajouter une dimension design au développement de produits (beaux arts)
Ÿ  Travailler sur des projets qui nécessitent des approches théoriques poussées (INSA)

Contrepartie :
Ÿ  Approche pragmatique de la problématique
Ÿ  Equipement de réalisation diversifié

 
 

Par rapport à la thématique portant sur les produits technologiques de petit volume :
Ÿ  Ouverture, diversification par rapport aux contacts existants
Ÿ  Ajouter une dimension réalité virtuelle avec passage virtuel réel – réel virtuel par les outils de numérisation et de prototypage rapide
Ÿ  Renforcer l’approche ergonomique
Ÿ  Faire apparaître des champs d’action où la forme n’est pas à priori prioritaire (instrumentation médicale par exemple)

Contrepartie :
Ÿ  Permettre d’être très créatif en développement de produit
Ÿ  Démontrer l’intérêt d’une approche design

 
 
Par rapport à la thématique portant sur les produits technologiques de petit volume :
Ÿ  Ouverture, diversification par rapport aux contacts existants sur le secteur des microtechniques
Ÿ  Ajouter une dimension design au développement de produits (beaux arts)
Ÿ  Compléter l’approche pragmatique dans le développement de produits par la validation sur des équipements complémentaires à ceux existants à l’INSA.

Contrepartie :
Ÿ  Approches théoriques poussées.

INTERET GENERAL A TRAVAILLER ENSEMBLE:




 Permettre aux élèves et étudiants des différents niveaux de connaître, côtoyer et de travailler avec des jeunes de formations et de cultures différentes.
Ÿ  Permettre aux étudiants de s’approprier le concept de co-création en le vivant.
Ÿ  Travailler sur des projets d’origine industrielle en élargissant les champs des métiers
Ÿ  Participer au développement de produits nouveaux
Ÿ  Initier de nouvelles démarches
Ÿ  Utiliser la chaîne numérique en partageant les ressources
Ÿ  Echanger et utiliser des fichiers multi sources
Ÿ  Permettre aux formateurs de renforcer leurs connaissances sur des champs qui ne sont pas de leur spécialité
Ÿ  Permettre aux formateurs de côtoyer des élèves et étudiants différents
Ÿ  Mettre en commun les ressources humaines et matérielles
Ÿ  Mettre en place des journées thématiques où enseignants, étudiants, industriels se rencontrent et échangent sur des sujets innovants

 Permettre un affichage, une communication en interne et vers l’extérieur optimisée.


Mieux se faire connaîtreŸ Ÿ 

Utiliser le plateau technique pour présenter les produits dans un environnement intégrant une chaîne complète

Participer aux formations sur le site

Ÿ  Pouvoir développer différemment
Ÿ  Pouvoir disposer de formations spécifiques et individualisées
Ÿ  Etre aidées dans la veille technologique
Ÿ  Pouvoir disposer d’équipements et de logiciels pour des tests et essais


Ateliers internes à l’école :

Prenant en compte les objectifs et moyens actuels et englobant l’évolution nécessaire et souhaitée susceptible de permettre, après concertation, la mise en forme d’un cahier des charges le plus juste pour répondre au projet d’école et en conséquence à l’accompagnement technique demandé par la démarche pédagogique des trois départements, Art, Communication, Design.

Actuellement, aucun espace, permettant l’interrogation spécifique du volume et la réalisation des projets de sculpture de dimensions et d’espaces intéressants, n’existe véritablement, tant sur le plan théorique que pratique.

Il est important de prévoir dans l’aménagement de la future école des espaces intérieurs et extérieurs conséquents, équipés d’outils de manutention, qui permettent la réalisation de volumes et l’installation d’espaces sculpturaux de tailles réelles. « ateliers de volumes »
Ces espaces devront se situer à proximité des ateliers techniques.
Ce déménagement devra nous permettre de développer ces ateliers et d’en créer de nouveaux nécessaires au développement pédagogique de notre école, tel : un atelier de céramique, un atelier d’initiation à la forge, un atelier d’initiation à la fonderie…

A - Ateliers de maquettes : équipé de plans de travail et de petits outillages… 
                                                                                                                                                                      
B - Les ateliers de réalisations et de prototypage internes à l’Ecole :
Des ateliers proches les uns des autres sous forme de boxes ouverts sur les salles de montage et d’assemblage, pour permettre aux étudiants, suivant la demande provoquée par l’évolution et le développement de leurs projets (art, design, communication, 3ème cycles et plasticiens invités ou résidents), de trouver rapidement la, ou les techniques adaptées et la possibilité de passer de l’une à l’autre et ouvrir à la réalisation de projets de groupes, de workshops art ou design, à l’expérimentation et au questionnement,…

Ateliers sous la responsabilité de Jean-Marc BONNARD :

atelier pour les métaux :                                        
                                                                                                                                           
Pour le bois                                                

traitement de surface :                                  

pour les matières plastiques :                            
                                                                                                                                           
pour le moulage des plastiques :                                                           
                                                                                                                                                               
 pour le moulage et le modelage des plâtres et des ciments :

pour le modelage et le moulage des terres et des céramiques :
                                                                                                                                                                
pour le verre :                                              

Réseau de savoir et de compétences actuel:

Possibilité, dans le cadre du partenariat et de l’échange, d’aller chercher où ils existent, les outils et l’encadrement nécessaire aux techniques et technologies ne pouvant être développées dans notre école et permettant un partenariat interculturel :

·      les grandes écoles :
-          ENISE :
Fonderie de campagne, aluminium zamak,

-          INSA :
Plateforme technologique,
Ateliers de recherches matériaux,

-          Les GRANDS ATELIERS DE L’ISLE D’ABEAU :
Ateliers interculturels : architectes, ingénieurs, plasticiens et industriels

-          ENTPE : 69518 Vaulx en velin
                                                                               
                                                 
·      les Lycées :
 -          Lycée Etienne Mimard St-Etienne
Atelier électrotechnique, électronique, Alex CAROT
Atelier de fonderie aluminium,

-          Lycée Benoît Fournéron St-Etienne
Atelier agencement,

-       LYCEE PROFESSIONNEL FERDINAND FILLOD 39160 SAINT-AMOUR
         « Lycée du fer » « les arts du métal »
« forge et chaudronnerie »

-          LYCEE DES ARTS DU BOIS 39260 MOIRANS-en-MONTAGNE     

-          LYCEE HECTOR GUIMARD, fonderie, LYON

-          LYCEE DIDEROT, LYON « Matériaux souples »                          

                  -       LYCEE LOUIS ARAGON, 69700 GIVORS
           Prototypage rapide, BERCOT Michel, chef de travaux
                                                 
                                        -       LYCEE POBLO PICASSO, 69700 GIVORS
                                                Carrosserie, peinture, BRUYERE Laurent, chef de travaux         
                                                                                                                        
·      les entreprises :
-          LES COMPAGNONS DU DEVOIR : BONNIN Gilbert – délégué régional,
                                                                                                                         
                                        -       CSTB 38000 Saint-Martin-d’Hères, Mr Robert COPE, Mr MARECHAL, CHEVALIER J.L.

                                        -       LAFARGE : 38291 St QUENTIN FALLAVIER
                                                                                                                      
-          SIGMA BETON : 38081 L’ISLE D’ ABEAU    

-          PIERI : les produit de beauté du béton          

                                        -      VICAT : 38081 L’ISLE D’ABEAU 


                   
2003
WORKSHOP à DAKAR





































En juillet 1978 Il m’est informé qu’un concours, pour le recrutement d’un professeur en département « Environnement » à l'Ecole Régionale des Beaux Arts de St Etienne, est ouvert, Changement de plan, je m’y présente et suis reçu. J’y crée et développe des ateliers techniques.


La gestion pédagogique des ateliers de maquettes et de réalisations qui ont pour objectif premier, par la proximité des outils et des techniques, d’en permettre le choix et l’accessibilité aux étudiants en réponses à leurs projets plastiques et de pouvoir passer rapidement d’une technique à une autre suivant les évolutions de leur démarches.

Mon rôle, par une pédagogie active menée individuellement aux prés des étudiants demandeurs, consiste à les conseiller et à les aider, pour leurs projets, à faire les meilleurs choix par un inventaire des matériaux et des techniques, « inventaire des possibles ».

Mener une « pédagogie d’évènements » me parait essentielle, car en effet on retient plus facilement ce que l’on vit intensément, intellectuellement mais aussi avec le cœur et le corps, « emmener les étudiants dans des aventures de projets ».

Apprendre avec les étudiants : leurs faire profiter de notre expérience pour leur faire gagner du temps, mais, par le questionnement permanent, les amenés au-delà de cette expérience. Nous n’accompagnons pas les étudiants, dans leur formation, pour hier ou aujourd’hui mais pour demain.

Permettre aux étudiants d’accéder, par le projet et les relations avec le monde des savoirs techniques (artisans, industriels, organismes de formation), à la culture générale des techniques et des technologies par la curiosité, le questionnement et la connaissance des savoir-faire, des matières, des matériaux, des outils de mise en forme ou de transformation, ceci pour leur donner le maximum de liberté de choix par l’intermédiaire d’inventaires des possibles, et ainsi leur permettre de répondre au plus juste au développement et à l’enrichissement de leurs projets plastiques.


Je m’applique alors en partenariat avec Marc CHARPIN, Jean Pierre NOUHAUD puis Jean Claude CONESA, Vincent LEMARCHANDS et l’encouragement des Directeurs qui se sont succédés à participer au développement d'un département Design qui a aujourd’hui la réputation internationale qu’on lui connaît. 





























Responsable de la logistique générale de la BIENNALE internationale de Design, 1998 et 2000, Scénographe et responsable logistique de la Biennale internationale de design 2002,
Création de la biennale
L’École Régionale des Beaux-Arts et les Biennales
Internationales Design Saint-Étienne constituent la
genèse de la mise en place de la Cité du Design.

Imaginée en 1998 par Jacques BONNAVAL, alors directeur de l’École régionale des beaux-arts de Saint-Étienne et le Maire de la ville de Saint-Étienne, la Biennale Internationale Design Saint-Étienne est un événement unique, fruit d’une formidable dynamique entre l’École, ses professeurs et les élèves en collaboration avec les équipes de la ville de Saint-Étienne.
La biennale a pu exister grâce à l’implication de nombreuses:

Personnalités : Jean-Marc BONNARD, Jean-Guy CARAT, Josyane FRANC, Eric JOURDAN, Vincent LEMARCHAND, YvesPAILHES, Marc PINEL, Céline SAVOIE et bien d’autres. La manifestation est rapidement devenue le plus international des événements sur le design. 

Cent pays étaient représentés lors de l’édition 2000.
Dès sa première édition en 1998, la Biennale Internationale Design Saint-Étienne se positionne comme une plate-forme internationale d’échanges du design fait de rencontres et de débats, autour de l’objet questionné dans ses résonances sociologiques et dans ses déclinaisons, toutes emblématiques des identités culturelles représentées.
L’École d’art et design participe très activement à cet événement en créant un projet pédagogique autour du design, sous l’impulsion de Josyane Franc et encadrés par Jean Marc Bonnard : les workshops, rencontres avec des designers internationaux, scénographies, signalétique, montage et démontage sont autant d’occasion pour les étudiants d’acquérir une expérience professionnelle et artistique.




j’assure la pédagogie et l’organisation de Workshops, Le suivi des diplômes et répond aux demandes individuelles des étudiants de l’ensemble de l’Ecole.































ce bar est sur le chemin de la fonderie de Saint-Use






Les relations avec les industriels, les grandes Ecoles, Les Grands ateliers

(l’un des membres fondateur)…



LES GRANDS ATELIERS de L’ISLE D’ABEAU
EXPERIMENTATION et INTERDISCIPLINARITE – 17 & 18 octobre 2006
PARTIE II
Les témoignages des enseignants
JEAN-MARC BONNARD
(Professeur à l’école régionale des Beaux-arts de Saint-Etienne)

Jean-Marc Bonnard, en présentant ses activités pédagogiques, souligne l’importance de la rencontre  que les Grands Ateliers permettent et qu’il pratique depuis leur origine. Il se félicite de la présence de l’école des Beaux-Arts dans des projets concrets menés avec d’autres filières.
Pour Jean-Marc Bonnard, l’interculturalité justifie à elle seule son déplacement aux Grands Ateliers. La plupart des manipulations qu’il y conduit pourraient se réaliser dans son école (moulages, fonderie…), contexte qu’il juge fermé. Il considère que de mener des expériences  avec d’autres équipes apporte une véritable richesse et un sens différent dans la conduite de celles-ci.
Le déplacement provoque de nouvelles rencontres que Jean-Marc Bonnard considère comme une plus-value aux programmes pédagogiques. Rencontre d’abord avec les matériaux et cette expérience physique est vécue comme importante pour la formation des étudiants. Le projet commun lors de modules aux Grands Ateliers est l’occasion de rencontres avec d’autres groupes d’étudiants et de formes de pensée. Ces croisements, véritablement interculturels sont selon Bonnard le principal attrait des Grands Ateliers. Il signale que ses étudiants sont très demandeurs pour y venir, voyant là, une possibilité exceptionnelle de manipuler physiquement des formes et de la matière de concert avec d’autres étudiants. C’est au nom de ce besoin, qu’il considère l’expérience des modules développés aux Grands Ateliers comme véritable complément à l’enseignement de son école.
La confrontation avec d’autres cultures et pratiques est perçue comme des moments intenses de découvertes et d’expériences des matières. Le module Empreintes réunit l’école d’art de Saint-Etienne à celle d’architecture de Clermont-Ferrand pour conduire des  expérimentations en béton. La rencontre avec cette matière et l’ensemble des protocoles qui lui sont associé est considérée par Jean-Marc Bonnard comme très instructif et pédagogique non seulement pour compléter une connaissance du matériau mais aussi, et surtout pour le vécu des expérimentations. Pour ce module, comme pour nombre d’autres, le produit réalisé n’en est pas la finalité.
Jean-Marc Bonnard insiste sur l’échange qui se produit tout au long du processus, échange possible par la pluralité des origines des étudiants. Il évoque le partenariat entre l’école des
Beaux-Arts de Saint-Etienne et le département Design et matériaux de l’INSA Lyon. A travers ce programme conjoint, des questions similaires ont été abordées, les approches diffèrent d’un groupe à l’autre mais les réponses sont communes.

Jean-Marc Bonnard note que les équipes se rencontrèrent sur la base d’un projet commun et tout au long du processus de fabrication, les deux cultures se rejoignirent à travers un enrichissement mutuel et une meilleure compréhension réciproque. Il décrit ces rencontres comme génératrices d’un état d’esprit que les Grands ateliers favorisent et sont uniques à promouvoir. Il voit aussi la dimension réseau qui existe aux Grands Ateliers, réseau de rencontres non seulement entre les écoles mais aussi entre écoles et entreprises. Il souligne la dimension humaine de ces rencontres.

ARC BÉTON






























J’assure des interventions en section art, plastique études option DESIGN (depuis sa création, 1988, à L’ INSA de Lyon.






          

3 - ACTIVITE PROFESSORALE


A partir de 1974 la crise économique du pays provoque la faillite de nombreuses entreprises, ce qui a pour conséquence de difficiles entrées d’argent et la perte de sommes importantes.

En juin 1978 après avoir licencié le personnel, avec Marcel RAMOND nous décidons de nous séparer. RAMOND s’installe à Paris, Je projette de m’installer à Montpellier.

En juillet 1978 Il m’est informé qu’un concours, pour le recrutement d’un professeur en département « Environnement » à l'Ecole Régionale des Beaux Arts de St Etienne, est ouvert, Changement de plan, je m’y présente et suis reçu. J’y crée et développe des ateliers techniques.


La gestion pédagogique des ateliers de maquettes et de réalisations qui ont pour objectif premier, par la proximité des outils et des techniques, d’en permettre le choix et l’accessibilité aux étudiants en réponses à leurs projets plastiques et de pouvoir passer rapidement d’une technique à une autre suivant les évolutions de leur démarches.

Mon rôle, par une pédagogie active menée individuellement aux prés des étudiants demandeurs, consiste à les conseiller et à les aider, pour leurs projets, à faire les meilleurs choix par un inventaire des matériaux et des techniques, « inventaire des possibles ».

Mener une « pédagogie d’évènements » me parait essentielle, car en effet on retient plus facilement ce que l’on vit intensément, intellectuellement mais aussi avec le cœur et le corps, « emmener les étudiants dans des aventures de projets ».

Apprendre avec les étudiants : leurs faire profiter de notre expérience pour leur faire gagner du temps, mais, par le questionnement permanant, les amenés au-delà de cette expérience. Nous n’accompagnons pas les étudiants, dans leur formation, pour hier ou aujourd’hui mais pour demain.

· Permettre aux étudiants d’accéder, par le projet et les relations avec le monde des savoirs techniques (artisans, industriels, organismes de formation), à la culture générale des techniques et des technologies par la curiosité, le questionnement et la connaissance des savoir-faire, des matières, des matériaux, des outils de mise en forme ou de transformation, ceci pour leur donner le maximum de liberté de choix par l’intermédiaire d’inventaires des possibles, et ainsi leur permettre de répondre au plus juste au développement et à l’enrichissement de leurs projets plastiques.





Je m’applique alors en partenariat avec Marc CHARPIN, Jean Pierre NOUHAUD puis Jean Claude CONESA, Vincent LEMARCHANDS et l’encouragement des Directeurs qui se sont succédés à participer au développement d'un département Design qui a aujourd’hui la réputation internationale qu’on lui connaît.
















Responsable de la logistique générale de la BIENNALE internationale de Design, 1998 et 2000, Scénographe et responsable logistique de la Biennale internationale de design 2002,

Création de la biennale

L’École Régionale des Beaux-Arts et les Biennales
Internationales Design Saint-Étienne constituent la
genèse de la mise en place de la Cité du Design.


Imaginée en 1998 par Jacques BONNAVAL, alors directeur de l’École régionale des beaux-arts de Saint-Étienne et le Maire de la ville de Saint-Étienne, la Biennale Internationale Design Saint-Étienne est un événement unique, fruit d’une formidable dynamique entre l’École, ses professeurs et les élèves en collaboration avec les équipes de la ville de Saint-Étienne.

La biennale a pu exister grâce à l’implication de nombreuses:

Personnalités : Jean-Marc BONNARD, Jean-Guy CARAT, Josyane FRANC, Eric JOURDAN, Vincent LEMARCHAND, YvesPAILHES, Marc PINEL, Céline SAVOIE et bien d’autres. La manifestation est rapidement devenue le plus international des événements sur le design. 

Cent pays étaient représentés lors de l’édition 2000.
Dès sa première édition en 1998, la Biennale Internationale Design Saint-Étienne se positionne comme une plate-forme internationale d’échanges du design fait de rencontres et de débats, autour de l’objet questionné dans ses résonances sociologiques et dans ses déclinaisons, toutes emblématiques des identités culturelles représentées.

L’École d’art et design participe très activement à cet événement en créant un projet pédagogique autour du design, sous l’impulsion de Josyane Franc et encadrés par Jean Marc Bonnard : les workshops, rencontres avec des designers internationaux, scénographies, signalétique, montage et démontage sont autant d’occasion pour les étudiants d’acquérir une expérience professionnelle et artistique.



j’assure la pédagogie et l’organisation de Workshops, Le suivi des diplômes et répond aux demandes individuelles des étudiants de l’ensemble de l’Ecole.



Les relations avec les industriels, les grandes Ecoles, Les Grands ateliers 
(l’un des membres fondateur)

LES GRANDS ATELIERS de L’ISLE D’ABEAU
EXPERIMENTATION et INTERDISCIPLINARITE – 17 & 18 octobre 2006
PARTIE II
Les témoignages des enseignants
JEAN-MARC BONNARD
(Professeur à l’école régionale des Beaux-arts de Saint-Etienne)

Jean-Marc Bonnard, en présentant ses activités pédagogiques, souligne l’importance de la rencontre  que les Grands Ateliers permettent et qu’il pratique depuis leur origine. Il se félicite de la présence de l’école des Beaux-Arts dans des projets concrets menés avec d’autres filières.
Pour Jean-Marc Bonnard, l’interculturalité justifie à elle seule son déplacement aux Grands Ateliers. La plupart des manipulations qu’il y conduit pourraient se réaliser dans son école (moulages, fonderie…), contexte qu’il juge fermé. Il considère que de mener des expériences  avec d’autres équipes apporte une véritable richesse et un sens différent dans la conduite de celles-ci.
Le déplacement provoque de nouvelles rencontres que Jean-Marc Bonnard considère comme une plus-value aux programmes pédagogiques. Rencontre d’abord avec les matériaux et cette expérience physique est vécue comme importante pour la formation des étudiants. Le projet commun lors de modules aux Grands Ateliers est l’occasion de rencontres avec d’autres groupes d’étudiants et de formes de pensée. Ces croisements, véritablement interculturels sont selon Bonnard le principal attrait des Grands Ateliers. Il signale que ses étudiants sont très demandeurs pour y venir, voyant là, une possibilité exceptionnelle de manipuler physiquement des formes et de la matière de concert avec d’autres étudiants. C’est au nom de ce besoin, qu’il considère l’expérience des modules développés aux Grands Ateliers comme véritable complément à l’enseignement de son école.
La confrontation avec d’autres cultures et pratiques est perçue comme des moments intenses de découvertes et d’expériences des matières. Le module Empreintes réunit l’école d’art de Saint-Etienne à celle d’architecture de Clermont-Ferrand pour conduire des  expérimentations en béton. La rencontre avec cette matière et l’ensemble des protocoles qui lui sont associé est considérée par Jean-Marc Bonnard comme très instructif et pédagogique non seulement pour compléter une connaissance du matériau mais aussi, et surtout pour le vécu des expérimentations. Pour ce module, comme pour nombre d’autres, le produit réalisé n’en est pas la finalité.
Jean-Marc Bonnard insiste sur l’échange qui se produit tout au long du processus, échange possible par la pluralité des origines des étudiants. Il évoque le partenariat entre l’école des
Beaux-Arts de Saint-Etienne et le département Design et matériaux de l’INSA Lyon. A travers ce programme conjoint, des questions similaires ont été abordées, les approches diffèrent d’un groupe à l’autre mais les réponses sont communes.

Jean-Marc Bonnard note que les équipes se rencontrèrent sur la base d’un projet commun et tout au long du processus de fabrication, les deux cultures se rejoignirent à travers un enrichissement mutuel et une meilleure compréhension réciproque. Il décrit ces rencontres comme génératrices d’un état d’esprit que les Grands ateliers favorisent et sont uniques à promouvoir. Il voit aussi la dimension réseau qui existe aux Grands Ateliers, réseau de rencontres non seulement entre les écoles mais aussi entre écoles et entreprises. Il souligne la dimension humaine de ces rencontres.


J’assure des interventions en section art, plastique études option DESIGN (depuis sa création, 1988, à L’ INSA de Lyon.





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Accueil > Deuxième cycle > Design
Design

Les mardis de 20h à 22h
Intervenant : Jean-Marc BONNARD
Jean-Marc ne prétend pas proposer une formation au Design, mais une approche, celle d'un objet fonctionnel par une démarche «Art», en utilisant ses références culturelles, personnelles (concept) pour ensuite mettre en place les contraintes. Jean-Marc intervient sur le projet lui-même, sur la "liberté culturelle", afin d'élargir la démarche créatrice.
L'activité reste très individuelle (quoique l'on puisse la mener en binômes), avec cependant des réunions générales d'autocritique et d'avancement.
Les étapes se succèdent : le cahier des charges (performances du produit) ; les croquis et dessins de recherche de forme ; maquettes d'étude ; prise en compte des contraintes ; inventaire et analyse des possibles en terme de formes, matériaux et techniques ; dessins de principe et de présentation ; réalisation d'une maquette afin de vérifier l'organisation plastique des volumes liée à leur fonction.

Le temps et les moyens techniques dont nous disposons ne nous permettent hélas pas toujours d'aller jusqu'à la réalisation de prototypes qui seraient indispensable à la finalisation du projet.






























  1. 2004 j’ai, avec Jean Ambroise, Maître de conférences LGCIE, responsable des ateliers de recherche sur les matériaux minéraux de l’INSA de Lyon, j’ai participé à la mise en place d’une option transversale «design et matériaux » où j’ai assuré un cours sur l’histoire du Design et le suivi des projets d’étudiants. Je me suis engagé pour une redite en 2005-2006 , 2006-2007 , 2007-2008 , 2008-2009 .
2004-2005 entreprise partenaire: BONNA SABLA "mobilier urbain"








photo: Jean Marc BONNARD - Antonio BENINCA - Jean AMBROISE




2005-2006 entreprise partenaire: FONDERIE VINCENT







2006-2007 entreprise partenaire: DDE de la Loire

2007-2008 entreprise partenaire: TECHNIMOULAGE









2009-2009

ARC TERRE





par les enfants des écoles élémentaires



ARC-2006
A l'initiative de Jean-Marc Bonnard (professeur/plasticien à l'Ecole des beaux-arts de St Etienne) et de Michel Delacroix (professeur/plasticien au Lycée Pierre Vernotte) un ARC (atelier de recherche et de création) a été organisé à Moirans-en-Montagne. 12 étudiants de l'option design de l'Ecole des beaux-arts de St Etienne associés à 14 étudiants de DMA du Lycée Pierre Vernotte ont conçu et réalisé durant deux semaines des prototypes sur le thème "objet du jeu, jeu de l'objet". La première semaine à été consacrée à la conception et la deuxième à la réalisation.A l'issue de cet atelier, les productions ont été exposées au Lycée Pierre Vernotte en mai 2006. Puis, s'en est suivie une seconde exposition en novembre 2006, à St Etienne, dans la cadre de la biennale internationnale de design.












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